Histoire de bassesse politique.

A la séance publique du conseil municipal du 25 juin 2012 Corine Laffont a été, verbalement, violemment  agressée par des membres du conseil très proche du maire et avec son approbation.
Elle en a été très fortement touchée, nous pouvons témoigner de son émotion encore forte le lendemain à la  réunion de notre association Boutières citoyennes qu’elle préside.
Personne des autres membres du conseil n’est intervenu pour faire cesser cette agression, ils ont préféré se passionner pour leurs chaussures ou être les voyeurs d’une agression indigne à moins qu’ils ne l’aient approuvée.
Corine Laffont a donc portée plainte pour diffamation contre ces conseillers et autres adjoints et maire.
Elle ne pouvait laisser passer une telle agression, probablement préparée, concertée entre ces gens là,  pour l’emmener à démissionner sous la contrainte, par intimidation, sous prétexte que son élection et sa présence seraient illégales. Si tel était le cas, il aurait suffi au maire de demander à la préfecture son invalidation. Mais il savait pertinemment que du point de vue du droit il ne pouvait la chasser, elle qui aux élections cantonales a osé se permettre de n’être qu’à 100 voix de lui faire perdre son siège!

Il a donc choisi le harcèlement en faisant monter au créneau ses affidés, par ailleurs, pour partie ses salariés et autres redevables, à tour de rôle, pendant 25 minutes de mise en cause de sa moralité, même professionnelle. Quand je parle de harcèlement ce n’est pas un vain mot puisqu’il lui a été notifié qu’à chaque séance du conseil, ou elle se présenterait, elle se verrait confrontée au même scénario.
Quant à la violence, reprenons le récit que nous a fait le lendemain Corine Laffont, encore très émue:
« M.X et Mme.Y ainsi qu’une conseillère, Mme. Z, se sont permis de me juger et me condamner publiquement avec des accusations et des remarques dites sur un ton d’une violence inouïe, parfois tapant sur la table, criant ou utilisant un vocabulaire vulgaire, je cite Mme.Z- putain! – . Ces personnes m’ont notifié que j’étais menteuse, dans le délit permanent de par ma situation, de mauvaise foi mais le plus blessant a été lorsque Mme.Z a comparé ma situation à celle de l’assassin du petit Grégory. Elle m’a ensuite dénigrée par rapport à ma profession, enseignante, je ne peux pas citer ses propos exacts tant elle était virulente et tant j’étais choquée, son intervention à ce sujet a été un peu plus longue que les autres mais en résumé, là aussi, elle a remis en cause mon intégrité, comment une personne menteuse comme moi, osait transmettre des valeurs à des élèves. Cette accusation m’a profondément blessée dans la mesure ou j’exerce mon métier avec passion. Mme.Y m’a indiqué que mon attitude…….etc. »
Juridiquement la sous-préfecture a confirmé, à sa demande, la légalité du  siège de conseillère municipale de Corine Laffont!
Moralement qui oserait dire qu’elle n’est pas Cheylaroise, elle y est née, a vécu son enfance dans les mêmes lieux que le maire, (à 50m près!) et y travaille, elle s’implique fortement (sans indemnités) auprès de ses concitoyens dans le cadre de son mandat. Elle n’a surement pas à rougir de sa présence au conseil municipal, dans l’opposition.
Que penser de ces intégristes d’une morale sur mesure qui se permettent de juger, de désigner à la vindicte publique, à quel manipulateur obéissent-ils, pourquoi cette bassesse au niveau le plus haut de gouvernance de la commune du Cheylard et de la communauté de communes du pays du Cheylard (puisque ce sont les mêmes)?
Il faut vraiment être d’un orgueil sans commune mesure pour se croire investi d’un tel pouvoir, d’un tel droit.
Tellement sûrs d’eux qu’ils n’ont pas hésité une seconde à « en remettre une couche » dans le compte-rendu du conseil qui ne relate absolument pas les propos inadmissibles proférés et qui donne le mauvais rôle à Corine Laffont mais qui sue la manipulation avec les propos du maire qui fait semblant de ne pas y toucher avec ces « je ne vous demande pas mais… » (Ndr. « je l’exige »), avec ceux de la première adjointe, « en vôtre âme et conscience, que pensez vous.. » et qui ne réflètent pas les 25 minutes indiquées et qui bien entendu ne dit pas que ce fut le sujet d’une plainte déposée à la gendarmerie du Cheylard le surlendemain.
Que penser du (de la) secrétaire de séance qui signe de tels compte-rendus?
suivre le lien
http://www.ville-lecheylard.fr/templates/1/documents/PV22%20du%2025%20juin%202012.pdf ou voir la copie des pages concernées
Ces élus ne devraient-ils pas être les premiers à marquer de la tolérance et du respect pour leurs concitoyens.

Le temps n’est-il pas maintenant largement venu  où tous les élus et citoyens qui ont été témoins ou même subi ce genre de gouvernance par l’intimidation et l’humiliation publique, ne se laisseront plus mener à la carotte et au bâton et reprendront le pouvoir qu’ils n’ont surement pas délégué  pour çà.

François PONCE
Vice-président Boutières citoyennes

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