Pour faire suite à notre article précédent du même intitulé et à l’article du 27/01/12 de Pascal Terrasse sur le sujet
lire: http://www.pascalterrasse.com/component/content/article/91-articles/1031-pour-un-nouvel-acte-de-la-decentralisation
il y a là une base de réflexion à mener sur les nouvelles communautés territoriales à créer.
Et, là ou nous pouvons être tout à fait en accord pour mener sereinement le débat, c’est sur le point, qu’avant de voir ces disputes de personnes et de territoires qui malheureusement ce sont faites jour, il aurait été nécessaire de réfléchir et s’accorder sur ce que sont véritablement les appartenances géographiques, culturelles, sociologiques et économiques communes pour faire le tri entre les intérêts communs à mutualiser, et les réels intérêts divergents à traiter séparément, pour pouvoir en suite définir les compétences et en dernier les territoires correspondants aux communautés réelles à créer.
A chacun d’entre nous de poser sa pierre dans cette réflexion pour la construction de notre avenir.
Engageons la discussion à travers ce blog, sur notre page facebook ou par courriel (assobc@orange.fr)
Safran
Archives pour la catégorie Citoyenneté, gouvernance
Citoyenneté, politique et numérique.
Début décembre, le CLD Valdac organisait une conférence-débat sur ce sujet avec Christian Combier et Guy Pastre de la m@ison de Grigny (http://www.maison-tic.org) Quelque peut confuse car très difficile à structurer, cette discussion a malgré tout permis l’expression d’une réflexion ouverte à la complexité des changements des rapports intellectuels, sociaux, culturels et de pouvoirs qu’apporte cet autre monde qu’est le monde numérique qui à court terme sera bien ouvert à tous.
On peut constater les changements suivants qui sont autant de thèmes de réflexion pour établir de nouveaux rapports dans la gestion de la communauté et la construction de son avenir:
– Rapidité des transformations.
– L’intelligence en matière première.
– Les références territoriales, sociétales, temporelles sont modifiées.
– L’information est ouverte à tous.
– L’expertise se popularise et n’est plus l’apanage d’une « élite ».
– L’exercice pyramidal du pouvoir devient de plus en plus obsolète.
– Les modes de concertations sont bousculés.
– L’exercice de l’esprit critique est renforcé.
– L’expression citoyenne peut s’exercer.
– Une démocratie participative quitte l’utopie pour devenir possible.
Mais attention:
– A bien différencier démocratie participative et expression citoyenne.
– Un outil permettant librement, à tous, l’exercice d’un esprit critique fait peur aux pouvoirs en place qui auront tendance a vouloir le contrôler.
– Aux affirmations prosélites qui ne sont pas débats d’opinions mais matraquage de conformation des esprits.
– Témoignage n’est pas information il faut la multiplicité + l’analyse + la reconstruction ou synthèse pour faire une information.
– A l’illusion de liberté dans un carcan formaté de logiciels et autres formes commerciales pré-cuites
– Aux réseaux dits sociaux qui créent des gettos ou chacun est caché derrière une illusion de vérité et de réel dans un jeu de rôle au seul profit commercial de valorisation boursière de sociétés multinationales.
– Que la dématérialisation ne débouche sur une déshumanisation
– De savoir résister à la rapidité pour laisser le temps à la décantation de la réflexion.
Nous essaierons de développer chacun de ces thèmes et vous invitons à le faire dans vos commentaires.
Safran
Laïcité et République
Constitutive de la démocratie, la laïcité est le fondement de la République et un facteur de paix déterminant dans le monde. C’est un principe de comportement personnel qui incline femmes et hommes à rechercher ensemble par delà les différences de leurs convictions les formes d’organisation sociale sur lesquelles reposent le concept de Nation et le fonctionnement de l’état. La laïcité est antinomique avec toutes les formes d’idéologie totalitaire qu’elles soient politique, religieuse, ethnique ou culturelle.
En faisant la part en soi et dans l’organisation sociale, entre les convictions privées et l’attitude publique, entre les différences individuelles et les nécessaires règles de la vie collective, la laïcité construit la république des citoyennes et des citoyens.
Actuellement on trouve deux tendances dans la morale laïque:
Revenir aux sources de la République et recréer un modèle unique d’intégration ou compte tenu de l’évolution de la société, faire place aux communautarismes et aux particularismes même religieux.
Cette deuxième tendance d’organiser au nom de la laïcité une « république des communautés » n’est-elle pas génératrice de conflits?
Topaze
Nouvelle territorialité
Dans le cadre de la réunion publique de la communauté de commune du pays du Cheylard,à Saint Julien Labrousse, son président s’est exprimé sur la nouvelle territorialité:
Sur le partage des richesses, il explique que « la CCPC (communauté de communes du pays du Cheyard) a si bien été gérée sous sa présidence qu’il n’y a pas de raison de partager nos richesses avec ceux qui n’ont pas si bien administré ou qui tout simplement seraient moins riches….!, leur potentiel fiscal ayant diminué par rapport celui du Cheylard , comme St Martin par exemple ». Et s’oppose donc à la proposition préfectorale d’être associé avec Saint Agrève, Saint Martin de valamas, une partie de Saint Pierreville…et a entrainé dans ce sens une bonne partie de nos élus. Ce qui ne m’étonne guère, car il y a quelques années, au début de la CCPC, je faisais part à un élu de l’idée qu’il serait bien d’associer aussi Mézilhac et Lachamp, sa réponse immédiate a été: « Ce ne serait qu’un coût suplémentaire ».
Le président explique d’autre part que c’est sur l’agglomération Valentinoise que les choses vont se passer (ce sont ses termes) et que dans ces conditions il faut se rattacher à ce pôle et être partie prenante du Rovaltain
( http://www.rovaltain.fr/pole-economique.html ).
Que pourrions nous répondre?
1- Que si les élus en sont encore à leur petit prè carré, il y a belle lurette que les populations des Boutières sont totalement intégrées dans un même bassin économique, et que les recettes fiscales entrent plus de ce côté que de l’autre cela ne change rien car c’est tout le bassin qu’il est nécessaire de structurer. Les citoyens se croisent pour aller à leur travail sur l’ensemble des cantons concernés et c’est bien cet ensemble qu’il faut dynamiser et projeter dans l’avenir. Les enjeux sont maintenant au moins européens, il est donc bien temps d’en finir avec son petit orgueil accroché à son clocher, croire que seule la CCPC a du dynamisme pour des avancées structurelles, économiques, sociales et culturelles c’est vraiment ne pas voir plus loin que le bout de son petit portefeuille et c’est n’être jamais allé dans les cantons voisins (comme aller à la représentation d’un opéra à la salle des Arts à St agrève).
De plus, par exemple, quand on parle de développement économique et que l’on souhaite développer les secteurs agricole et touristique je ne crois pas que la CCPC puisse snober les cantons voisins qui auraient bien des leçons à lui donner en la matière.
2 – Au delà des questions financières, un territoire c’est aussi et surtout une géographie et une culture communes, dans l’exemple que je citais plus haut, de Mézilhac et de Lachamp Raphaël, quel citoyen de la CCPC ne ressent pas ces 2 communes comme faisant partie intégrante de sa géographie et de sa culture, n’est-ce pas là ou naissent les vallées de la Dorne et du Talaron, ossatures géographiques de la CCPC. Ce sont les crêtes de ces territoires, les ouvertures sur le sud Ardèche et les plateaux. Il me parait bizarre que Sardiges soit maintenant communauté de communes Aubenas Vals, alors que la ferme de Bourlatier est dans la communauté de commune du pays du Cheylard et le Gerbier dans celle des Boutières.
Quel citoyen de la CCPC ne ressent pas, de même, cette proximité géographique et culturelle avec Saint Pierreville, Chalencon, Saint Agrève, Saint Martin, Borée, Saint Martial…Vernoux…..etc.
Comment peut-on tolérer que l’orgueil d’une petite équipe d’élus puisse fracturer un ensemble géograhique et culturel très fortement lié par une histoire des plus fortes, de liberté, de courage, de travail, de tolérance…… forgée par la rudesse de la montagne et des plateaux, par les confrontations religieuses et politiques. Alors que c’est justement maintenant qu’il est encore plus nécessaire de s’appuyer sur ces qualités communes, pour non seulement faire survivre ce territoire mais bien pour le projeter, ensemble, dans l’avenir.
3 – Quand le président nous dit que c’est sur Valence que les choses vont se passer et qu’il faut en faire partie, dans ce cas, faisons tous nos valises et allons nous installer autour de la gare TGV à Saint Marcel les Valence!…… Mais je voudrais lui dire tout de suite que ce que nous attendons de l’avenir c’est justement de pouvoir continuer à vivre et travailler dans les Boutières et ce dans le cadre du développement de ce territoire. Il va de soi que la vallée du Rhône, Rovaltain, donc le Valentinois étant le plus proche pôle économique est forcément le voisin avec lequel on va devoir construire des liens sur des intérêts communs bien compris.
Rovaltain est maintenant un bassin dynamique de 255 000 habitants (53% de la population drômoise) essentiellement urbains qui voient la montagne Ardèchoise comme un territoire accessible que par beau temps et peuplé de chèvres et de châtaigners, beau terrain de jeu pour les fins de semaine et qui de plus n’ont pas, d’évidence, les mêmes intérêts que nous. Le président penserait donc pouvoir faire partie et influencer à l’avantage de notre territoire une EPCI (étabissement public de coopération intercommunale) ou nous n’aurions qu’un nombre de voix négligeable…., il rêve! En réalité son rêve c’est, que lui, puisse jouer dans la cour des grands et se faire passer ici pour celui qui sait et qui est indispensable, il rêve d’encore plus de notabilité. N’est-ce pas un peu triste et dérisoire?
Pourtant, avec l’exemple du Sictomsed (syndicat intercommunal de collecte et traitement des déchets secteur Eyrieux Doux) et du Sytrad (syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme) il devrait savoir à quoi s’en tenir: malgré tous ses efforts le Sictomsed se trouve pieds et poings liés, (heureusement uniquement en ce qui concerne le traitement des ordures ménagères) aux choix du Sytrad qui lui sont défavorables et lui coûtent cher, vous coûtent cher! D’ailleurs voilà un sujet exemplaire que je pourrai vous développer dans un prochain article.
Ces choix de regroupement territoriaux sont vitaux pour notre avenir et ne pourront se réaliser positivement qu’à réflexion sur un pied d’égalité en se projetant dans un monde ouvert (imaginez que des habitants de St Pierreville, du Cheylard, de St Agrève, de Vernoux, de St Martin se rencontrent à Lyon, Marseille, Paris, Rome, Berlin, New York, londres, ….ou Pékin, ne se sentiront ils pas très, très proches et auront ils la même proximité avec un Valentinois rencontré à Lyon?).
Ne laissons pas des décisions se prendre sans débats publics, sans consultations des citoyens, il est du devoir des élus d’aller chercher auprès des citoyens les idées, les critiques, les aspirations de chacun et ceci tout particulièrement quand il s’agit de définir l’appartenance de ceux-ci à une culture et à son foyer géographique pour que puisse s’établir la solidarité, la force commune, nécessaire à la construction de l’avenir de cette communauté.
Safran
PS: Ce blog est aussi là pour que justement vous vous exprimiez, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires que vous pouvez signer d’un pseudo.
Premier Bonjour à tous
BOUTIERES CITOYENNES est le blog (pour le moment en construction balbutiante) de l’association pour le Développement Futur du Canton du Cheylard (DFCC) présidée par Corine Laffont
corinelaffont@gmail.com, https://corinelaffont.wordpress.com/
Pourquoi Association Boutières Citoyennes (assobc) ? Pour déjà tenir compte de la nouvelle territorialité qui va nécessairement se construire et probablement englober l’ensemble des cantons des Boutières et pour ne pas rester fermés sur nous mêmes en invitant les citoyens des cantons voisins à venir nous rejoindre pour réfléchir et préparer ensemble l’avenir du centre Ardèche où nous vivons et où nous souhaiterions que nos enfants puissent vivre.
Avant de choisir le nom de Boutières nous avons essayé de voir son acception la plus courante en terme de territoire pour s’assurer de n’être pas trop restrictifs, de cette recherche il est sorti que ce terme pouvait qualifier les cantons de St Agrève, St Martin de valamas, Le Cheylard, St Pierreville, peut être Vernoux en Vivarais au moins pour sa partie sud? A vous habitants de ces cantons de nous dire si vous vous sentez Boutiérois ou non et à nous suggérer, si çà vous semble nécessaire, un nom, un mot, qui nous rassemblerait encore mieux.
Le but de l’association est bien de se rassembler avec tous ceux qui pensent que pour gérer la communauté il faut s’engager non seulement à promouvoir un strict respect de la représentativité, c’est-à-dire de représenter les aspirations, les orientations d’une large majorité de la communauté, mais aussi de s’adresser à l’intelligence de tous en introduisant autant de démocratie participative que possible.
En faisant participer tous les citoyens qui le veulent, par l’information bien en amont sur les projets pour en permettre la critique, au sens noble du terme, par l’écoute de la population, qui est pertinente pour initier des projets, tout cela en se rendant disponible et en animant des débats qui traceront les chemins d’avenir.
Tracer ensemble les chemins de l’avenir,
l’utopie humaniste en point de mire, les pieds sur terre et le pragmatisme dans la recherche du consensus, pour que nous puissions tous participer, pierre après pierre, à la construction du futur de la communauté.
Safran