un sou contre l’ignorance…

C’est de cette formule que vient le nom des associations  » sou des écoles ».
 La ligue de l’enseignement, fondée en 1866 par Jean Macé, professeur en Alsace, a pour objectif  de provoquer par tous les moyens l’initiative individuelle pour la propagation de l’instruction laïque et l’éducation populaire. Elle est à l’origine du mouvement national du sou contre l’ignorance, commencé avant la guerre de 1870-1871. Les citoyens étaient invités par voie de pétition à réclamer l’instruction obligatoire, gratuite, laïque et à appuyer leur signature du versement d’un sou.
1 267 267 signatures ont été recueillies. Le 19 juin 1872, Jean Macé a emmené en charrette les pétitions à l’Assemblée Nationale à Versailles et l’argent récolté a servi à couvrir les frais pétitionnaires.

Ce mouvement a provoqué la colère du parti clérical. Dans leurs églises et leurs diocèses les curés et les évêques dénoncent l’action de la ligue . Le gouvernement révoque les instituteurs qui lui prêtent leur concours et dissout les cercles qui distribuent les droits de l’homme. La ligue résiste et voit triompher ses idées par le vote des lois de1881 et 1882 qui établissent l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire.

« Le sou des écoles laïques du Cheylard » est une association loi 1901, fondée en 1903. Géré par des parents d’élèves bénévoles il apporte un soutien matériel et moral en finançant les activités culturelles (sorties, spectacles) et l’achat de matériel pédagogique pour les élèves qui fréquentent ces écoles. Cette association gère également le cinéma « Le Vox » dont elle est propriétaire. Toujours sur la base du bénévolat.

LE VOX a depuis début juillet un nouveau site internet qui donne toutes les informations nécessaires sur les films programmés:

www.voxlecheylard.fr

Topaze

 

Les maires ruraux

« Les maires, des passionnés fatigués » ainsi s’intitule l’article de l’hebdo de l’Ardèche. J’ai le plus grand respect pour tous les élus qui se sont investis et s’investissent pour le bien de la population. En ce qui concerne les maires, la charge est lourde, temps pris,  responsabilité des choix, etc…  J’ai lu avec beaucoup d’attention le témoignage de trois maires sur les 339  que compte l’Ardèche. L’estimation du temps consacré au travail que génère cette fonction est quelque peu variable de 4 heures par jour ( c’est un mi-temps) pour l’un, à 7 jours sur 7 d’astreinte pour un autre. Peu importe, cependant, bien que je sois certain que ces personnes n’ont pas brigué cette fonction dans un but d’enrichissement, je ne peux accepter sans réagir que Monsieur Jacques Geneste parle de bénévolat.

Considérer que percevoir une indemnité brute de 646 euros pour les villages de moins de 500 habitants et de 1178 euros pour les villages entre 500 et 999 habitants correspond à faire du bénévolat est un manque total de respect pour tous les smicards de notre pays. Ces élus dévoués ont certainement un gros problème au niveau du vocabulaire et j’espère que les mots ne traduisent pas exactement leurs pensées. Je l’espère encore plus quand Madame Faure affirme que le maire n’a pas un rôle politique.

La politique est la gestion de la cité Madame. Si le maire n’est pas dans ce cadre, c’est à désespérer. Ne confondons pas partisan et politique?

J’ose espérer que derrière ces maladresses verbales se cache (un peu trop à mon goût!) une véritable conscience politique de citoyen dévoué à la communauté et désintéressé.

Economie Sociale et Solidaire

L’association « développement futur du canton du Cheylard » devenue maintenant Boutières Citoyennes organise une soirée info débat  sur « l’économie sociale et solidaire » à l’auditorium de la maison de pays du Cheylard le jeudi 29 mars à 20 H. Pour plus d’information sur ce type d’organisation économique humaniste  telles les SCOP et les SCIC ( voir lexique-abréviations-liens) suivre le lien:
http://www.essenregion.org/annuaires/uploads/autres/file/ESS_panorama%20general_interventions_regionales_version%20finale.pdf

Pépinière d’entreprises: Mieux vaut tard que jamais

Mieux vaut tard que jamais, pour moi tout d’abord qui ne rédige cet article qu’une vingtaine de jours après la présentation de Pôleyrieux (voir page lexique-abrèviations-liens) et surtout pour nos élus locaux qui auraient dû faire cette réalisation il y a vingt ans.Mais ne gâchons pas le plaisir d’avoir enfin , avec la pépinière d’entreprises en construction à Aric au Cheylard,  un véritable outil de développement économique.
Un outil: :
D’aide à la création d’entreprises.
D’aide au développement des entreprises nouvelles ou déjà installées.
D’aide à l’innovation
De stimulation de l’esprit entrepreneurial.
Pour susciter des vocations.
D’insertion des entreprises dans le tissus économique et technologique.
Vitrine des entreprises et levier amplificateur.
D’accueil avec ses ateliers, bureaux, salle de conférence avec visioconférence.
Lieu de rencontres et d’échanges ou à travers des permanences seront présents: 
La chambre des métiers de l’artisanat -CMA-, la chambre du commerce et de l’industrie -CCI-, le site de proximité des Boutières, le conseil général -Ardèche développement-, Initiative emploi Dauphiné Vivarais -IEDV-, la couveuse d’activités d’entreprises -CREA-.
(liens dans la page lexique-abrèviations-liens)
Fin du chantier et démarrage envisagé pour cet automne.
Nous ne pouvons que souhaiter que les prévisions de remplissage entre 30 et 50% la première année soient largement dépassèes.

Safran

et 1 commerce de moins! 1…

L’article de l’hebdo de l’ardèche du 19/01/2012
(http://www.hebdo-ardeche.fr/blog/2012/?affiche=archivesedd  payant)
intitulé  » Le blues des boulangers » concernant la disparition d’une boulangerie et le départ définitif des jeunes boulangers,  et de leur fille de 3 ans et demi, venus s’installer place du Serre au Cheylard il y a 7 ans, m’interpelle.

– Car ce sont par des décisions de ceux qui gèrent la communauté, élus de celle-ci, que la communauté perd de son dynamisme, de sa richesse! (perte d’une boulangerie et d’une famille d’entrepreneurs) 
– C’est aussi mettre une famille dans l’angoisse du futur durant quatre ans de tergiversations pour aboutir à l’obliger à repartir de zéro et à quitter ce territoire! Ce sont donc encore ceux que nous avons élus pour aussi veiller à la sécurité de tous qui mettent dans l’insécurité leurs concitoyens.

On en arrive à ces situations totalement anormales parce qu’au delà du bien fondé d’une expropriation, c’est à dire de sa réelle utilité publique et au delà de la manière, expropriation au sens juridique du terme ou accord financier amiable, le plus souvent les collectivités, quelles qu’elles soient, se comportent en dépit de toute moralité et justice et en totale absence d’empathie envers le citoyen à qui la communauté demande le sacrifice de son bien.
La loi prévoit dans son article L 13-13 du code des expropriations que
« Les indemnités allouées doivent couvrir l’intégralité du préjudice direct, matériel et certain, causé par l’expropriation. »(voir lien: page lexique-abrévations-liens) Or systématiquement le préjudice n’est vu que comme le perte de la valeur du bien au moment de la décision d’expropriation. Le plus souvent un expert des domaines passe évaluer le bien à sa valeur vénale et les domaines ce ne sont pas des agences immobilières!! et c’est cette évaluation que la communauté propose à l’un des siens comme dédommagement! Une précédente version précisait que l’indemnité devait permettre d’obtenir un bien identique ou du moins équivalent, ce qui n’était déjà pas appliqué et l’on voit là de plus une régression avec cette notion de préjudice qui laisse place à de nombreuses interprétations.
La plupart du temps les élus ou leurs techniciens se comportent en « hommes d’affaires » qui vont faire « un bon coup » ou du moins le meilleur possible. Pourtant le rôle des élus ne devrait-il pas être de veiller à ce que la communauté soit très attentive à ce que non seulement un des siens ne soit pas lèsé mais que de plus il soit aidé par cette communauté qui lui prend son bien, de façon et  autant que possible à lui offrir, au contraire de ce qui se passe, un avantage compensatoire aux ennuis que lui crée sa propre communauté. Ce serait là le côté empathique et moral nécessaire.

Pour ce qui est de la justice, la justice justement devrait pouvoir corriger les abus dans la mesure ou le droit serait juste. Le plaignant peut demander gratuitement au tribunal administratif une révision de ses indemnités sans risque d’une évaluation plus basse. sauf que çà va être 4 à 5 ans de procédures qu’il faut maîtriser et en attendant l’exproprié ne sera pas indemnisé et ne pourra donc pas financer le remplacement des biens expropriés. Donc celui qui n’en a pas les moyens se voit contraint d’accepter ce qu’on lui offre. « Selon que vous serez puissant ou misérable…….
Que le maire du Cheylard, dans le cas de la boulangerie que nous évoquons, puisse dire à l’hebdo de l’Ardèche « on a donné des possibilités et ils ont fait un choix personnel », illustre à merveille son manque de moralité, d’empathie et de justice dans sa représentation de la communauté.
On t-ils choisi de se faire exproprier?
Si la communauté qui leur prend leur bien qui plus est « leur moyen de vivre » leur avait fourni clés en main une boulangerie équipée,équivalente, proche de leur clientèle, voir même plutôt mieux en compensation des ennuis créés, Qui pourrait croire qu’ils auraient choisis de partir?
Pourtant en toute moralité, empathie et justice ne serait-ce pas ce que leur doit la communauté?

Safran

Nouvelle territorialité suite

 Pour faire suite à notre article précédent du même intitulé et à l’article du 27/01/12 de Pascal Terrasse sur le sujet
lire: http://www.pascalterrasse.com/component/content/article/91-articles/1031-pour-un-nouvel-acte-de-la-decentralisation

il y a là une base de réflexion à mener sur les nouvelles communautés territoriales à créer.
Et, là ou nous pouvons être tout à fait en accord pour mener sereinement le débat, c’est sur le point, qu’avant de voir ces disputes de personnes et de territoires qui malheureusement ce sont faites jour, il aurait été nécessaire de réfléchir et s’accorder sur ce que sont véritablement les appartenances géographiques, culturelles, sociologiques et économiques communes pour faire le tri entre les intérêts communs à mutualiser, et les réels intérêts divergents à traiter séparément, pour pouvoir en suite définir les compétences et en dernier les territoires correspondants aux  communautés réelles à créer.
A chacun d’entre nous de poser sa pierre dans cette réflexion pour la construction de notre avenir.
Engageons la discussion à travers ce blog, sur notre page facebook ou par courriel (assobc@orange.fr)
Safran

Les évidences…

A la suite du tragique accident du paquebot « Concordia », le directeur des croisières Costa s’exprimait sur une radio nationale et disait qu’à l’évidence, les croisières Costa étaient aussi sûres le lundi qu’elles l’étaient le jeudi précédent la tragédie et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter…

Dans la presse locale, j’ai lu les comptes rendus des voeux de certains de nos élus et je n’ai pas pu m’empêcher de faire bien malgré moi  et à mon corps défendant certains rapprochements. Dormez tranquilles braves gens,  vous aurez dans vos communes des fleurs dans les jardinières, des guirlandes à Noël et des jeux pour les enfants…

Topaze

Citoyenneté, politique et numérique.

Début décembre, le CLD Valdac organisait une conférence-débat sur ce sujet avec Christian Combier et Guy Pastre de la m@ison de Grigny (http://www.maison-tic.org) Quelque peut confuse car très difficile à structurer, cette discussion a malgré tout permis l’expression d’une réflexion ouverte à la complexité des changements des rapports intellectuels, sociaux, culturels et de pouvoirs qu’apporte cet autre monde qu’est le monde numérique qui à court terme sera bien ouvert à tous.

On peut constater les changements suivants qui sont autant de thèmes de réflexion pour établir de nouveaux rapports dans la gestion de la communauté et la construction de son avenir:

– Rapidité des transformations.
– L’intelligence en matière première.
– Les références territoriales, sociétales, temporelles sont modifiées.
– L’information est ouverte à tous.
– L’expertise se popularise et n’est plus l’apanage d’une « élite ».
– L’exercice pyramidal du pouvoir devient de plus en plus obsolète.
– Les modes de concertations sont bousculés.
– L’exercice de l’esprit critique est renforcé.
– L’expression citoyenne peut s’exercer.
– Une démocratie participative quitte l’utopie pour devenir possible. 

Mais attention:
– A bien différencier démocratie participative et expression citoyenne.
– Un outil permettant librement, à tous, l’exercice d’un esprit critique fait peur aux pouvoirs en place qui auront tendance a vouloir le contrôler.
– Aux affirmations prosélites qui ne sont pas débats d’opinions mais matraquage de conformation des esprits.
– Témoignage n’est pas information il faut la multiplicité + l’analyse + la reconstruction ou synthèse pour faire une information.
– A l’illusion de liberté dans un carcan formaté de logiciels et autres formes commerciales pré-cuites
– Aux réseaux dits sociaux qui créent des gettos ou chacun est caché derrière une illusion de vérité et de réel dans un jeu de rôle au seul profit commercial de valorisation boursière de sociétés multinationales.
– Que la dématérialisation ne débouche sur une déshumanisation
– De savoir résister à la rapidité pour laisser le temps à la décantation de la réflexion.

Nous essaierons de développer chacun de  ces thèmes et vous invitons à le faire dans vos commentaires.

Safran

Laïcité et République

Constitutive de la démocratie, la laïcité est le fondement de la République et un facteur de paix déterminant dans le monde. C’est un principe de comportement personnel qui incline femmes et hommes à rechercher ensemble par delà les différences de leurs convictions les formes d’organisation sociale sur lesquelles reposent le concept de Nation et le fonctionnement de l’état. La laïcité est antinomique avec toutes les formes d’idéologie totalitaire qu’elles soient politique, religieuse, ethnique ou culturelle.

En faisant la part en soi et dans l’organisation sociale, entre les convictions privées et l’attitude publique, entre les différences individuelles et les nécessaires règles de la vie collective, la laïcité construit la république des citoyennes et des citoyens. 

Actuellement on trouve deux tendances dans la morale laïque:
Revenir aux sources de la République et recréer un modèle unique d’intégration ou compte tenu de l’évolution de la société, faire place aux communautarismes et aux particularismes même religieux.
Cette deuxième tendance d’organiser au nom de la laïcité une « république des communautés » n’est-elle pas génératrice de conflits?

Topaze

Nouvelle territorialité

Dans le cadre de la réunion publique de la communauté de commune du pays du Cheylard,à Saint Julien Labrousse, son président s’est exprimé sur la nouvelle territorialité:

Sur le partage des richesses, il explique que « la CCPC (communauté de communes du pays du Cheyard) a si bien été gérée sous sa présidence qu’il n’y a pas de raison de partager nos richesses avec ceux qui n’ont pas si bien administré ou qui tout simplement seraient moins riches….!, leur potentiel fiscal ayant diminué par rapport celui du Cheylard , comme St Martin par exemple ». Et s’oppose donc à la proposition préfectorale d’être associé avec Saint Agrève, Saint Martin de valamas, une partie de Saint Pierreville…et a entrainé dans ce sens une bonne partie de nos élus. Ce qui ne m’étonne guère, car il y a quelques années, au début de la CCPC, je faisais part à un élu de l’idée qu’il serait bien d’associer aussi Mézilhac et Lachamp, sa réponse immédiate a été: « Ce ne serait qu’un coût suplémentaire ».

Le président explique d’autre part que c’est sur l’agglomération Valentinoise que les choses vont se passer (ce sont ses termes) et que dans ces conditions il faut se rattacher à ce pôle et être partie prenante du Rovaltain
( http://www.rovaltain.fr/pole-economique.html ).

Que pourrions nous répondre?

1- Que si les élus en sont encore à leur petit prè carré, il y a belle lurette que les populations des Boutières sont totalement intégrées dans un même bassin économique, et que les recettes fiscales entrent plus de ce côté que de l’autre cela ne change rien car c’est tout le bassin qu’il est nécessaire de structurer. Les citoyens se croisent pour aller à leur travail sur l’ensemble des cantons concernés et c’est bien cet ensemble qu’il faut dynamiser et projeter dans l’avenir. Les enjeux sont maintenant au moins européens, il est donc bien temps d’en finir avec son petit orgueil accroché à son clocher, croire que seule la CCPC a du dynamisme pour des avancées structurelles, économiques, sociales et  culturelles c’est vraiment ne pas voir plus loin que le bout de son petit portefeuille et c’est n’être jamais allé dans les cantons voisins (comme aller à la représentation d’un opéra à la salle des Arts à St agrève).
De plus, par exemple, quand on parle de développement économique et que l’on souhaite développer les secteurs agricole et touristique je ne crois pas que la CCPC puisse snober les cantons voisins qui auraient bien des leçons à lui donner en la matière.
2 – Au delà des questions financières, un territoire c’est aussi et surtout une géographie et une culture communes, dans l’exemple que je citais plus haut, de Mézilhac et de Lachamp Raphaël, quel citoyen de la CCPC ne  ressent pas ces 2 communes comme faisant partie intégrante de sa géographie et de sa culture, n’est-ce pas là ou naissent les vallées de la Dorne et du Talaron, ossatures géographiques de la CCPC. Ce sont les crêtes de ces territoires,  les ouvertures sur le sud Ardèche et les plateaux. Il me parait bizarre que Sardiges soit maintenant communauté de communes Aubenas Vals, alors que la ferme de Bourlatier est dans la communauté de commune du pays du Cheylard et le Gerbier dans celle des Boutières.
Quel citoyen de la CCPC ne ressent pas, de même, cette proximité géographique et culturelle avec Saint Pierreville, Chalencon, Saint Agrève, Saint Martin, Borée, Saint Martial…Vernoux…..etc.
Comment peut-on tolérer que l’orgueil d’une petite équipe d’élus puisse fracturer un ensemble géograhique et culturel très fortement lié par une histoire des plus fortes, de liberté, de courage, de travail, de tolérance…… forgée par la rudesse de la montagne et des plateaux, par les confrontations religieuses et politiques. Alors que c’est justement maintenant qu’il est encore plus nécessaire de s’appuyer sur ces qualités communes, pour non seulement faire survivre ce territoire mais bien pour le projeter, ensemble, dans l’avenir.

3 – Quand le président nous dit que c’est sur Valence que les choses vont se passer et qu’il faut en faire partie, dans ce cas, faisons tous nos valises et allons nous installer  autour de la gare TGV à Saint Marcel les Valence!…… Mais je voudrais lui dire tout de suite que ce que nous attendons de l’avenir c’est justement de pouvoir continuer à vivre et travailler dans les Boutières et ce dans le cadre du développement de ce territoire. Il va de soi que la vallée du Rhône, Rovaltain, donc le Valentinois étant le plus proche pôle économique est forcément le voisin avec lequel on va devoir construire des liens sur des intérêts communs bien compris.
Rovaltain est maintenant un bassin dynamique de 255 000 habitants (53% de la population drômoise) essentiellement urbains qui voient la montagne Ardèchoise comme un territoire accessible que par beau temps et peuplé de chèvres et de châtaigners,  beau terrain de jeu pour les fins de semaine et qui de plus n’ont pas, d’évidence, les mêmes intérêts que nous. Le président penserait donc pouvoir faire partie et influencer à l’avantage de notre territoire une EPCI (étabissement public de coopération intercommunale) ou nous n’aurions qu’un nombre de voix négligeable…., il rêve! En réalité son rêve c’est, que lui, puisse jouer dans la cour des grands et se faire passer ici pour celui qui sait et qui est indispensable, il rêve d’encore plus de notabilité. N’est-ce pas un peu triste et dérisoire?

Pourtant, avec l’exemple du Sictomsed (syndicat intercommunal de collecte et traitement des déchets secteur Eyrieux Doux) et du Sytrad (syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme) il devrait savoir à quoi s’en tenir: malgré tous ses efforts le Sictomsed se trouve pieds et poings liés, (heureusement uniquement en ce qui concerne le traitement des ordures ménagères) aux choix du Sytrad qui lui sont défavorables et lui coûtent cher, vous coûtent cher! D’ailleurs voilà un sujet exemplaire que je pourrai vous développer dans un prochain article.

Ces choix de regroupement territoriaux sont vitaux pour notre avenir et ne pourront se réaliser positivement qu’à réflexion sur un pied d’égalité en se projetant dans un monde ouvert (imaginez que des habitants de St Pierreville, du Cheylard, de St Agrève, de Vernoux, de St Martin  se rencontrent à Lyon, Marseille, Paris,  Rome, Berlin, New York, londres, ….ou Pékin, ne se sentiront ils pas très, très proches et auront ils la même proximité avec un Valentinois rencontré à Lyon?).

Ne laissons pas des décisions se prendre sans débats publics, sans consultations des citoyens, il est du devoir des élus d’aller chercher auprès des citoyens les idées, les critiques, les aspirations de chacun et ceci tout particulièrement quand il s’agit de définir l’appartenance de ceux-ci à une culture et à son foyer géographique pour que puisse s’établir la solidarité, la force commune, nécessaire à la construction de l’avenir de cette communauté.

Safran

PS: Ce blog est aussi là pour que justement vous vous exprimiez, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires que vous pouvez signer d’un pseudo.